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Dans une école primaire de Kampala, en Ouganda, l’infirmière Daphine discute avec un groupe de jeunes filles de leurs préoccupations en matière de santé.

Il y a vingt ans, Daphine était elle-même élève du primaire. Dans sa communauté, l’éducation des filles était souvent considérée comme inutile. Très timide, elle cherchait à ne pas attirer l’attention. Comme beaucoup d’autres filles autour d’elle, elle risquait davantage un mariage précoce qu’un parcours scolaire.

« J’étais très timide et je n’avais aucune motivation pour aller à l’école. L’école ne m’intéressait pas », raconte Daphine.

Tout a changé lorsqu’elle a participé à un programme de Right To Play. Les méthodes d’apprentissage basées sur le jeu ont renforcé sa confiance en elle et transformé sa vie. Elle a commencé à défendre les droits des filles ainsi que leur accès à la santé et à l’éducation au sein de sa communauté.

Daphine utilise aujourd’hui, dans son métier d’infirmière, les compétences qu’elle a développées grâce aux programmes de Right To Play.

S’engager pour la santé et le bien-être

Aujourd’hui, Daphine travaille comme infirmière à Kampala. Formée à la fois en soins infirmiers et en maïeutique, elle peut répondre à un large éventail de besoins de santé dans sa communauté.

« J’ai choisi les soins infirmiers complets parce que je veux aider tout le monde », explique-t-elle.

Sa passion pour l’éducation à la santé est directement liée à son propre vécu. Elle a constaté les conséquences du manque d’information sur la vie des jeunes filles.

« Dans certaines régions, les filles ne vont pas à l’école pendant leurs règles. Elles ne savent pas quels produits utiliser ni quelles pratiques d’hygiène adopter. Pour elles, les menstruations sont considérées comme une maladie », explique-t-elle.

« Je connais ma valeur et je sais que je peux faire une différence. »

« Je connais ma valeur et je sais que je peux faire une différence. »
- Daphine, ancienne participante de Right To Play

Favoriser le développement dès l’enfance

Daphine a participé à son premier programme Right To Play à l’âge de quatre ans. Bien qu’elle soit réservée, elle a été attirée par l’énergie positive et inclusive des activités ludiques.

Comme beaucoup de filles de sa communauté, elle faisait face à d’importants obstacles.

« Les filles n’étaient souvent pas envoyées à l’école. Les parents considéraient cela comme un gaspillage d’argent simplement parce qu’elles étaient des filles », raconte-t-elle.

Même lorsqu’elles fréquentaient l’école, les filles étaient souvent ignorées et privées des mêmes opportunités que les garçons.

Grâce à des jeux éducatifs axés sur la santé, comme « Blind Gorilla », Daphine a appris à discuter de sujets complexes tels que la stigmatisation liée au VIH/sida. Ces expériences ont renforcé sa confiance en elle et lui ont enseigné que tous les membres de la communauté sont égaux, quel que soit leur genre.

L’impact a été considérable. Daphine s’est davantage investie dans sa scolarité, a développé son esprit critique et a découvert sa passion pour l’éducation à la santé. À l’âge de 10 ans, elle est devenue Junior Leader, accompagnant d’autres enfants dans les mêmes activités qui l’avaient aidée auparavant.

Un moment particulièrement marquant de son parcours a été sa rencontre avec Johann Olav Koss, fondateur de Right To Play, lors de sa visite en Ouganda en 2012.

« J’étais l’étoile montante de Right To Play en Ouganda », se souvient-elle avec fierté.

« Johann est même venu chez moi et a rencontré ma famille. Je me souviens qu’il m’a demandé ce que je voulais devenir plus tard. Sans hésiter, j’ai répondu fièrement : Présidente de l’Ouganda. »

« J’étais l’étoile montante de Right To Play en Ouganda. »

Daphine

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Daphine estime que toutes les filles devraient avoir la possibilité d’aller à l’école et de réaliser leurs rêves.

PLAYING IT FORWARD

Today, Daphine is a passionate advocate who speaks with conviction about children’s rights and gender equality. She believes that she and other health professionals should challenge harmful practices like child marriage to ensuring girls have access to proper menstrual health resources. Her advocacy is informed by both her medical training and her lived experience.

Looking ahead, she continues to dream big – she still holds onto her childhood ambition of becoming Uganda’s president, channeling the same determination that helped her succeed in her nursing career despite those who doubted her ability to complete the challenging comprehensive program.

“We should make schools and communities a safe place for all children,” she says. “We need to prevent child marriages, promote menstrual hygiene in schools, and ensure there is quality education that includes play-based learning.”

Her message to young girls is clear and powerful: “Believe in yourself because you can become whatever you want to become. If you want to be a nurse, you can become one. If you want to be a doctor, you can make it, regardless of your gender. We are all capable of doing everything.”

“Without confidence, you cannot speak about your problems, you cannot speak your mind, you cannot make decisions. But you should always believe in yourself and be confident in this life.

Défendre les droits des enfants et l’égalité en Ouganda

Aujourd’hui, Daphine poursuit cet engagement en défendant les droits des enfants et l’égalité des genres. Elle encourage les professionnels de la santé à remettre en question les pratiques néfastes telles que le mariage des enfants et à promouvoir l’accès des filles aux produits d’hygiène menstruelle.

Elle continue également de nourrir son rêve d’enfance : devenir un jour présidente de l’Ouganda.

« Nous devons faire des écoles et des communautés des lieux sûrs pour tous les enfants », affirme-t-elle.

« Nous devons mettre fin aux mariages d’enfants, promouvoir l’hygiène menstruelle dans les écoles et garantir une éducation de qualité qui enseigne grâce au jeu. »

Son message aux jeunes filles est simple et puissant :

« Croyez en vous, car vous pouvez devenir tout ce que vous voulez. Que vous rêviez d’être infirmière ou médecin, vous pouvez y arriver, quel que soit votre genre. Nous sommes toutes capables de réussir. »

Et elle conclut avec une conviction forgée par son propre parcours :

« Sans confiance en soi, on ne peut pas parler de ses problèmes, exprimer son opinion ni prendre des décisions. Il faut toujours croire en soi et avancer dans la vie avec confiance. »